Aéroports, Maroc

Chefchaouen

Chefchaouen

Ville des tisserands et des artisans, où les touristes sont désormais presque aussi nombreux que les autochtones. Pourtant, pas de grands marchés, pas de ruelles traditionnelles encombrées de marchands d’épices, pas de souks regroupant d’anciens métiers. Moins bouillonnante que Tétouan, les voyageurs viennent y chercher calme et repos. Les gens y sont détendus (normal, on y trouve tout le kif qu’on veut !).

 Chefchaouen est une ville simple qui fut longtemps difficile d’accès. Espérons que sa douceur de vivre ne la transforme pas en ville-musée…

A Voir

Pour avoir la meilleure idée de cette ville, sortir vers Ouezzane jusqu’au dernier virage avant la descente.

La place du marché et son souk les lun et jeu mat sur l’av. Chari-al-Khattabi, derrière la poste en descendent. Intéressant pour la couleur locale. Les Berbères qui descendent de la montagne s’y rendent, comme les artisans de Chefchaouen. Tous les jours, grand choix d’épices (piment, gingembre, paprika, poivre). Achetez une fouta, pièce de tissu rayé que les femmes portent sur leur jupe. En cherchant un peu, vous en trouverez avec des couleurs superbes. On n’en voit que dans le Rif.

La galerie Hassan : près de la pension Barcelona. Galerie d’objets d’art tenue par le même Hassan que celui de la pension et du resto. De très beaux objets artisanaux, de bon goût et très bien finis. Des peintres locaux ou même espagnols, tous amis d’Hassan, exposent parfois.

La place Mohammed V : cette petite place circulaire abrite un élégant jardin parsemé de jolis bancs en céramique et en fer forgé. Très bien entretenu, et toujours fleuri.

On y trouve des dattiers et des orangers, mais aussi des rosiers grimpants et des lauriers roses.

Au centre, un bassin serti de petites grenouilles en bronze qui crachent de l’eau. Sur la fontaine, une petite plaque indique « Juan Miro, Séville », qui serait l’ingénieur paysagiste du jardin.

La médina, et son dédale de ruelles étroites et inextricables, pavées de galets, n’est pas très grande.

Ne pas hésiter à s’y promener, et même à s’y perdre ; on retrouve facilement son chemin. Demandez où se trouve le plus vieux hammam de la ville. Encore chauffé au feu de bois, il n’a pas bougé depuis des siècles.

Si vous en avez envie, il existe, à quelques minutes de marche au-dessus de la ville, une source (dite source du loup) que l’on vous indiquera. Chouette récompense en redescendant ; vous arriverez, après avoir fait le tour des petits bazars et des marchands de souvenirs, sur la place Uta-El-Hamam, ombragée et bordée de cafés maures.

Pour l’atteindre en partant de l’avenue Hassan II, franchir le passage voûté et suivre la foule toujours en montant.

Les hammams : leur accès est strictement réglementé. Tous les gens du village viennent se laver dans les différents hammams correspondant à leur quartier : ils font donc partie intégrante de la vie des habitants.

Le hammam est composé de trois bains situés dans trois salles en enfilade. L’eau, qui provient d’une cascade située au-dessus de Chaouen (source Ras-el-Ma, c’est-à-dire « tête-de-l’eau »), est chauffée au feu de bois. Dans une sorte de fourneau, on brûle du chêne, mais aussi des têtes et des pieds de mouton (car la corne met longtemps à se consumer). Au Maroc, chaque quartier comprend quatre mosquées, quatre hammams et quatre écoles coraniques.

La place Uta-el-Hamam (place des pigeons) et la kasbah : jusqu’en 1970, le souk s’y déroulait. Dès le matin très tôt, les marchands de farine et les paysans berbères s’y installaient, attirant les pigeons avec leur nourriture. D’où son nom. Aujourd’hui, les cafés autour de la place constituent la principale attraction.

Une double porte en bois sculpté, près de la ruelle qui grimpe dans la kasbah, abrite un caravansérail (foundouk) qui sert toujours, surtout les jours de marché. En effet, les Berbères, qui sont agriculteurs dans les alpages, y passent la nuit avant de tuer leurs ânes et moutons sur le marché.

La kasbah est une sorte de poumon vert et ombragé de la ville. Sa tour crénelée domine la médina. Elle remonte à 1471, comme la fondation de la ville. Joli jardin à l’intérieur, et petit Musée andalou. Au fond, un donjon où Abd el-Krim, grand ennemi de Lyautey, fut emprisonné en 1926.

Le musée : dans la kasbah, peu d’objets présentés, mais de bonne qualité et ça donne un aperçu intéressant. Photos de costumes traditionnels, métier à tisser, poterie peinte (amphorette, brasero, jarre, assiettes, etc.), mobilier peint, armes anciennes, poires à poudre, coffres ciselés et polychromes, instruments de musique et tissus. Au 1er étage, photos anciennes du temps du protectorat espagnol. Dans le jardin planté d’orangers, l’ancienne prison avec les fers aux murs. Ne pas manquer de grimper dans le donjon pour le panorama sur le verdoyant et paisible jardin et la ville.

La source Ras-el-Ma (à côté de la médina) et la source Tissemlal, situées dans la montagne (chemin d’accès partant dans la pinède, non loin du camping).

Le petit Musée artisanal :  av. Hassan II ; à côté de l’hôtel Parador . Chefchaouen possède deux spécialité artisanales : les tissus en laine (couvertures, tapis…) et les peintures sur bois (miroirs, petites tables…). Nombreux tisserands et menuisiers dans la médina.

DANS LES ENVIRONS DE de ville de CHEFCHAOUEN

Les greniers d’El-Kalaa et le pont de Dieu : renseignez-vous pour vous faire accompagner d’un guide. Balade d’une demi-journée pour découvrir un douar où l’on peut visiter de vieux greniers pittoresques. On poursuit dans la montagne jusqu’à une vallée où l’érosion a formé un étonnant pont naturel. Départ près du camping.

Le parc naturel de Talassemtane : Chefchaouen se trouve au pied du massif de Talassemtane, qui recèle les seules sapinières du pays. Il s’agit d’une espèce endémiue, cousine de celle que l’on trouve en Espagne dans la sierra Nevada. Profitez de l’occasion pour découvrir l’un des plus beaux paysages de montagne du Maroc, encore isolé et peu fréquenté. Avec l’altitude, les forêts de cèdres laissent la place aux sapins et aux chênes verts.

Pour y aller, il est préférable de demander les services d’un guide de montagne. On en rencontre peu à Chaouen, la plupart ne connaissant que la médina, même s’ils vous disent le contraire. S’adresser directement à Hassan, le patron de l’Hôtel Casa Hassan.

Le chemin monte dans la pinède non loin du camping. Pour ceux qui sont motorisés, aller à Bâb-Taza, à 25km au sud-est de Chaouen sur la route de ketama, puis prendre un taxi Land Rover qui dessert les douar dans le parc naturel, comme Beni-M’hamed, Taria, Abou bnar… Demander à aller à la sapinière de Talassemtane, soit au poste forestier, soit à la place dite des Espagnols.

Le parc permet aussi de pratiquer des sports de nature.

 

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