Aéroports, Maroc

Fés

casablanca

ville mémoire, cité impériale, héritière de la culture andalouse et berceau de l’ex-Empire chérifien, est un haut lieu béni des dieux, aussi fascinant que mystérieux. Cette ville a su maintenir ses traditions avec son université Qu’une des plus anciennes du monde), son artisanat et ses petits métiers, tout e devenant une cité moderne active.

 Il faut voir, de la nécropole des Mérinides le labyrinthe de sa médina pratiquement inchangée depuis le Moyen Age (même si sa taille diminue avec le temps).

Celle que l’on appelait « la Jérusa- lem de l’Occident par la diversité de ses communautés et de ses croyances. a gardé un pouvoir d’attraction amplement justifié.

 Fès, c’est trois villes en une, ou trois escales dans la machine à remonter le temps: Fès la jeune (la ville nouvelle), sans autre intérêt que ses hôtels et ses restos, construite au temps du protectorat français; Fès la demi-vieille (officiellement Fès-el-Jédid), édifiée au XIIl s par les Mérinides; et Fès la vieille, nommée Fès-el-Bali, dont la fondation remonte à la fin du VIlI s. Fès n’est pas une ville dans laquelle on passe mais où l’on s’arrête.

 Un ou deux jours ne vous suffiront sans doute pas pour apprivoiser son impression nant médina, où les rabatteurs ne donneront qu’une envie à certains fuir (ce que certains finissent par faire, d’ailleurs, en se réfugiant à Meknès, plus calme mais moins captivante).

Rester un petit moment permet d’oublier ces désagréments et de s’imprégner de cette ville si attachante et si envoûtante.

UN PEU D’HISTOIRE

 Dès 789, alors qu’une petite ville berbère s’élève sur la rive droite de l’oued n 809, Idriss Il fonde à son tour, de l’autre côté de la rivière, une vrai descendant du gendre du Prophète) trace et délimite l’enceinte de ville futur ses canaux et ses murailles.

 Au cours des siècles suivants, des Espagnols, expulsés de Co doue, forment le quartier des Andalous, tandis que des Kairouanais, menacés Dar les Aghlabides régnant sur la Tunisie, se réfugient à Fès et créent le quartieeQaraouiyine.

Ces émigrés, d’origines multiples fuis, musulmans et chrétiens Is avec son palais royal, sa mosquée, sa kissaria (marché couvert) par ns mises), s’installent et enrichissent la ville de leurs coutumes et connaissances une atmosphère de tolérance.

Ce brassage propice à l’épanouissement des artistes partir du XI s, c’est le début de l’âge d’or avec le prince almoravide Youssef ben Tachfine qui réunifie la ville dans la même enceinte. Au milieu du XIV s, elle comp 200 000 habitants et se trouve à la tête d’un vaste empire.

Partout dans la capitale c’est une floraison de mosquées, de foundouk (auberges pour les commerçants avec chambres à l’étage et écuries, boutiques et entrepôts au rez-de-chaussée répartis autour d’une cour), de fastueuses demeures et d’élégantes médersas (centres d’enseignement coranique) qui accueillent lettrés et théologiens, artistes anda- lous et artisans, ainsi que de nombreux étudiants étrangers, attirés par le renom de collèges prestigieux.

La médersa Aturine est considérée comme le chef-d’œuvre de l’art mérinide à Fès, qui développe l’art hispano-mauresque jusqu’à un raffine ment extrême. On situe généralement l’apogée de cet art vers 1350, à la fin du règne du sultan Abou Hassan.

 Dans toute la ville s’élèvent alors de luxueuses cons- u savoir incite aux échanges culturels et commerciaux tractions décorées de marbre et de faïences précieuses, les fameux zelliges Si Fès-el-Bali est la plus vaste et la plus ancienne des médinas marocaines, c’est aussi la plus belle, car l’une des mieux conservées. Quand les Mérinides s’emparent du pouvoir, au XIl s, ils construisent une ville nouvelle, hors les murs, pour leurs palais somptueux.

 C’est ainsi que naît Fès-el Jédid, où se trouvent aujourd’hui le palais royal, le mellah (quartier juif) et le méchouar r. La ville poursuit dès lors son ascension, qui semble irréversible

A SAUVEGARDE DE LA MÉDINA

Dotée de 250 000 âmes dans les années 1970, Fès en compte aujourd’hui un mil- Après l’indépendance principalement, 95 % des Fassis émigrent.

Les hommes d’affaires partent à Casablanca, les hommes politiques et les intellectuels à Rabat.

Bref, l’argent prend la tangente et les palais et les belles demeures de la ndina se dégradent. Désertés, ils ne sont bien souvent entretenus ni par leurs gconiétaires absents ni par les nouveaux citadins souvent fauchés.

La plupart sont n effet des paysans du Rif, venus se réfugier ici dans l’espoir de profiter un peu de a manne de cette ville magique.

La médina voit ainsi sa population tripler en espace de quelques années, mais cette progression, aujourd’hui, a pu être jugé Le rythme de dégradation de la ville est marqué par plusieurs phases: abandon, mauvaise restauration et occupation inadéquate des lieux, accentuées par une dégradation des infrastructures et des équipements socio-éducatifs et un arti- sanat de plus en plus polluant.

Les dysfonctionnements et les carences du tissu de a médina sont multiples. Heureusement, l’appel lancé en 1980 par l’un des directeurs de l’Unesco a été entendu.

Une Agence pour la densification et la réhabilitation de la médina de Fès (Ader-Fes) est créée pour étudier et mettre en couvre la sauvegarde de la médina avec le soutien de mécènes, d’investisseurs privés, de collectivités locales ou de fonds internationaux (le Fonds Arabe de développement économique et social, la Banque mondiale, etc.).

Parmi les projets en cours, citons la restauration des monuments et des fontaines publiques, la densification et la réhabilitation des quartiers, l’assainissement, etc.

La question de l’artisanat est longtemps restée épineuse: devait-on laisser cette activité essentielle à la vie de la médina s’y épanouir, sachant que son caractère très polluant menaçait la vieille ville et ses habitants, ou devait-on la délocaliser es murs, au risque de priver la médina de son âme et de la transformer en ville-musée tournée uniquement vers le commerce et le tourisme ?On a finalement

Comment se repérer ?

Fès est un ensemble complexe avec ses trois villes: la ville nouvelle, Fès-el-Jédid m- le quartier du palais royal) et Fès-el-Bali (le quartier de la médina). Les choses se M. compliquent encore avec la toponymie des rues, qui possèdent quasiment toutes er en des doubles noms, le plus souvent inscrits en arabe.

Ne vous affolez pas, l’indica- tion des rues en bilingue se généralise dans la ville nouvelle. Pour Fès-el-Jédid et Fès-el-Bali, avec un peu de patience, le plan du guide et les Fassis toujours (trop, diront certains) prêts à vous aller, on arrive à s’en sortir. Courage! Outre le nom de la rue, les adresses de la médina indiquent en principe le quartier Batha, Ziat..), très utile pour situer ce qu’on cherche.

Attention, plusieurs rues portent le même nom; c’est le quartier qui permet de les différencier Par ailleurs, le système de circuits et de fléchage désormais mis en place dans )Fès-el-Jédid et Fès-el-Bali facilite grandement l’orientation.

Le livret Fès, Guide népète ce système de circuits, rend la promenade encore plus aisée et vous donne des circuits touristiques thématiques (en vente dans les librairies et les nad) com des infos succinctes sur l’histoire et le patrimoine de Fès.

Il existe également un guide, Fès de Bâb en Bâb, promenades dans la médina (de Hammad Berrada ; PM Editions ; en vente dans la librairie que nous indiquons dans les Adresses utiles »).Son utilisation n’est pas toujours simple, mais ils ‘agit néant- moins d’un bel ouvrage complété d’une bonne carte que nous recommandons sur tout à ceux qui, lors d’un séjour prolongé, souhaitent découvrir plus en profondeur la médina et ses trésors.

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