Aéroports, Maroc

Oujda

Oujda

Oujda joue un rôle important sur le plan politique, car c’était l’un des deux points de passage entre le Maroc et l’Algérie jusqu’à la fermeture de la frontière en 1995. Le second poste était à Figuig, à 360km de là.

La région d’Oujda est la seule du pays où l’on puisse, en une journée, passer de la montagne à la mer et au désert. Malgré cela, elle est à l’écart des circuits et il y a peu de chances que vous y croisiez d’autres routards. A vrai dire, Oujda offre un intérêt touristique limité. Ceci explique cela.

La ville, fondée à la fin di Xème siècle par Ziri ben Attia, chef de la tribu des Meghraoua, fut convoitée par tous les chefs militaires désireux de s’assurer la maîtrise du Maghreb. Elle fut si souvent l’objet de luttes entre les conquérants almoravides, almohades, puis mérinides, que ses habitants lui attribuèrent le surnom de «Médina El-Haira», la «cité de la peur».

Oujda est devenue la sixième ville du Maroc. Elle est non seulement une ville frontalière, mais aussi et surtout un centre commercial très actif au centre de la vaste plaine agricole des Angads. Elle profite par ailleurs de l’exploitation des riches mines de charbon, de zinc et de plomb de son arrière-pays. Cependant, la fermeture de la frontière a porté un rude coup à l’économie locale, laissant de nombreux jeunes sans travail. Ceux-ci espèrent un geste du gouvernement et l’amélioration des relations avec l’Algérie. En attendant, ils écoutent du Raï et traînent désœuvrés dans les rues.

A voir . A faire L’ancienne médina : de l’avenue Mohammed-V, prendre la rue des bijoutiers (El-Mazouzi), longue et bien achalandée. Nombreux marchés grouillants d’une foule qui vaque à ses occupations. Ici, on n’est pas sollicité tous les 5m. On trouve facilement le souk El-Ma, ou marché de l’Eau, une place où l’on vendait autrefois l’eau destinée à arroser les jardins

Le cours variait suivant la saison et la fréquence des pluies. Ce souk est dominé par le minaret de la mosquée Sidi Oqba.

Les souks proprement dits se trouvent en dehors de la médina, après la porte de Sidi Abd-el-wahab qui menait à «l’exposition» des têtes des suppliciés suspendues le long des murailles. Oujda méritait bien son surnom de «cité de la peur», qu’elle garda pendant les siècles de son histoire mouvementée.

La maison Dar Sebti : donne sur le cours Maghrib-el-Arabi. Magnifique demeure offerte par le riche Sebti à la ville d’Oujda. Elle accueille aujourd’hui de nombreuses manifestations culturelles, comme des concerts de musique traditionnelle. Se renseigner sur la programmation sur place ou à l’institut français. En dehors des spectacles, le gardien laisse le promeneur jeter un petit coup d’œil à l’intérieur du bâtiment. On découvre alors une enfilade de pièces décorées d’étoiles de zelliges bleus et blancs, flanquées de colonnes élancées finement sculptées.

Promenade, en fin d’après-midi, sur l’avenue Mohammed-V avec ses nombreux cafés (les meilleurs sont le Trésor, Bahia et Colombo). Dans la journée, on peut aller chercher un peu de fraîcheur à l’ombre dans les parcs Lalla Meriem (le long des remparts) et Lalla Aicha, qui abrite une piscine et un club de tennis.   

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