Aéroports, Maroc

Rabat

rabat

Rabat est la capitale politique et administrative du Maroc, résidence du roi, siège des ministères et ambassades.

Située au bord de l’océan atlantique, elle occupe la rive gauche de l’estuaire du Bou-Regreg, alors que Salé lui fait face sur la rive droite.

Les deux villes-sœurs forment la 2ème agglomération du pays après Casablanca : 530 366 habitants en 1971. Avec Casablanca, distante de 90km, elles bénéficient d’une position relativement centrale dans le Maroc atlantique limité par l’arc montagneux du Rif et des Atlas 

Les distances sont en revanche beaucoup plus importantes pour atteindre les villes situées au-delà des montagnes :

Le climat de Rabat-Salé est tempéré par la présence de l’océan. En dépit des vents et de l’humidité de l’air, le climat est agréable.

La ville fut fondée au XIéme siècle. En 1260, Les Espagnols s’en emparèrent, un soir de fête. Salé fut alors fortifiée et devint un entrepôt commercial important, fréquenté par des marchands catalans, languedociens et italiens. En 1609, des andalous expulsés d’Espagne s’y établirent et en firent un nid de corsaires. Pendant un siècle, la piraterie assura aux Slaouis des profits substantiels. Les puissances européennes répliquèrent par des opérations de représailles: tour à tour Français, Anglais, Hollandais et Espagnols bombardèrent la ville (la dernière opération est de 1851).

Pourtant des traités accordèrent aux marchands français des avantages sérieux. Au début du XVIIIème siècle, les souverains alaouites rétablirent leur autorité sur la république corsaire qui, depuis 1627, était en fait indépendante. La course s’arrêta et avec elle déclina la richesse de la vieille cité. En vain, au cours du XVIIIème siècle, les sultans tenteront-ils de ressusciter la piraterie. Salé, qui fut longtemps l’implacable rivale de Rabat, s’endort avec elle dans un profond sommeil dont elle n’est sortie qu’au début de ce siècle.

Visite le Salé De Rabat  vous prenez la direction de Salé: attention, n’oubliez pas de vous soumettre aux impératifs de l’heure, si vous voulez avoir un aperçu de la belle kissaria et des souks (meilleures heures entre 10h et 15h).

Les Mérinides dotèrent Salé d’une enceinte ainsi que de plusieurs édifices dont une porte monumentale, Bab M’risa, et la medersa d’Abou Hassan, merveille architecturale mérinide au grandiose portail, au ravissant patio qui constituent d’admirables spécimens de l’Art marocain au 13 ème et 14 ème siècle.

Empruntez la rue Bab el Khebaz, jusqu’à l’entrée de la kissaria dont la rue à gauche est barrée par trois bornes à côté d’une petite mosquée blanche au minaret peu élevé. La Kissaria couverte, et ses multiples boutiques offrent à l’œil une variété infinie d’étoffes chatoyantes, elle est très vaste et n’a cessé d’empiéter sur les rues avoisinantes. La rue s’enfonce sous une habitation et dessine un coude. Juste avant d’y passer, admirez une porte mérinide, celle de la médersa El Hajibah dite encore FoundoukAskour, ancien hôpital devenu tribunal (Mahkama) du cadi. Après le coude, dirigez-vous vers la grande mosquée dont on commence à apercevoir le minaret ocre. Les échoppes de quelques habiles tailleurs ou bien les voix perçantes d’enfants psalmodiant le Coran dans un msid (école coranique) à droite, retiennent quelques instants votre attention puis vous atteignez une pittoresque petite place en pente dont les gradins conduisent à l’une des portes récemment ravalée de la Grande Mosqué » fondée par Abou Yacoub El Mansour.

Vous serez captivés par l’élégante porte de la Médersa mérinide fondée vers 1341 par Abou El Hassan.

De la terrasse de ce collège (Médersa) on découvre la grande mosquée et une vue panoramiques superbe sur l’ensemble de Salé et sur la rive de Rabat dominée par la Tour Hassan et la Kasbah des Oudaias toute blanche dans ses remparts.

Empruntez ensuite l’escalier pour visiter les petites chambres et accédez à la terrasse d’où la vue sur Salé,  l’estuaire et Rabat est splendide. C’est une autre vision de Salé qui offre à vos yeux une mer de terrasses blanches de formes variées d’où s’échappent des minarets, et où, il est difficile de distinguer les rues. Les quartiers situés autour de la mosquée et ceux de l’Ouest sont aristocratiques par opposition à ceux de l’Est et du Sud qui sont très populaires et peuplés.

En sortant de la médersa, vous prenez à gauche la ruelle qui la sépare de la grande mosquée, vous contournez celle-ci en passant devant la porte intéressante de la Zaouia de Sidi Ahmed el Tijani. Après la seconde porte de la mosquée, on peut  faire un rapide détour dans la petite rue Talbia bientôt recouverte de larges arcades. Elle conduit à la Zaouia de Sidi Ahmed Taleb. Revenu le long de la mosquée, on la quitte pour passer devant une école moderne et le Marabout de Sidi Abdallah ben Hassoun remarquable par sa polychromie, par l’arche qui barre la rue et ses deux coupoles octogonales. C’est le saint patron de Salé exilé de Slés (dans la région de Fès) à Salé. Il était consulté par tous ceux qui désiraient partir en voyage. La grande fête des cierges déposés dans le marabout a lieu la veille du Mouloud. Ces cierges sont d’énormes lustres de cire très colorés.

En traversant le boulevard périphérique pour entrer dans le cimetière, on aperçoit à droite une noria entraînée par un mulet. Maintenant vous vous enfoncez dans le vaste cimetière qui s’étend jusqu’au rempart maritime.

Sur la muraille maritime édifiée pour la défense de la ville, on distingue trois borjs rectangulaires ou semi-circulaires qui ont parfois encore leurs canons tournés vers le large dans l’attente de quelque corsaire. De là, méditez à loisir entre le néant du cimetière et l’infini des flots… Revenez maintenant vers la muraille occidentale que vous franchissez aisément par une brèche près d’une tour en ruine. Vous descenndez dans le cimetière extérieur où vous apercevez la M’çalla, le mur de pierres blanches doté d’un mihrab et d’un minbar où deux fois par an, à l’Aid es-Seghir et l’Aid el-Kebir, toute la population de Salé se rassemble pour assister aux cérémonies religieuses. Il est bien agréable de goûter l’air du large face au décor de la Kasbah et de la médina de Rabat.

Pour revenir à la place Bab Bou Haja.

  1. Franchissez la première porte, Bab Malka et prenez la rue en face qui vous ramènera sur la place de la mosquée et de la médersa. De la place de la médersa, on gagne la porte orientale de la mosquée pour prendre la rue en face. Tournez alors à droite dans une rue dont la pente est assez raide. C’est une rue commerçante ordinaire avec ses échoppes ses bruits, ses odeurs diverses… Lorsque la rue se termine, tournez à droite pour parvenir bientôt à la place grouillante appelée Souk El Ghezel où le matin les femmes viennent vendre la laine qu’elles ont-elles-mêmes filée. Cette place, le soir se transforme en un étourdissant « marché aux puces».

Les petites ruelles en face vous ramèneront à la Kissaria. On peut y voir quelques babouchiers. Vous revenez dans la rue de la Kissaria et vous redescendez la rue Bab el Khebaz jusqu’à la place Bab el Haja.

  • Place Bab Bou Haja. Vous reprenez la voiture pour longer à nouveau les remparts. Vous retournez à Rabat où vous prenez la route en face pour longer la rive du Bou Regreg et visiter les potiers situés à droite après avoir croisé la route de Meknès. Au retour vers Rabat, vous passerez devant des vanniers qui travaillent le roseau.

De la ville Antique à la Capitale du Maroc Moderne

Les environs immédiats de Rabat sont si riches en vestiges préhistoriques qu’ils ont probablement été habités dès le quaternaire ancien. Ensuite, les fouilles sont catégoriques, le site a servi d’escale et de comptoir aux marins phéniciens et carthaginois. Puis vinrent les Romains. Ils fondirent Chella (déformation du mot Sala, nom donné au fleuve du Bou Regreg), un des ports les plus avancés de leur occupation en Mauritanie Tingitane mais qui, une fois l’Empire romain disparu, s’ensablera peu à peu…

Au Xème siècle, une tribu de berbères musulmans, les Zénètes, fondent sur la rive droite la ville de Salé et dressent sur la  gauche une sorte de couvent-forteresse (Rîbat) où une garnison de moines-soldats se préparent au combat contre une autre tribu, les Berghouata, adeptes de l’hérésie Kharédjite. Cette « guerre sainte» durera plus de cent ans pendant lesquels le « Rîbat» joua un rôle déterminant. Si important même par la suite de l’histoire, que c’est de son nom que vient celui de l’actuelle capitale du Maroc : RABAT

Le Rêve Almohade

Ce sont les Almohades qui viendront vers 1150 mettre fin à ces conflits entre tribus berbères lorsque son premier grand chef, Abd el Moumen, se rend maître de la contrée et décide de transformer le « Rîbat » en une véritable place-forte destinée aux campagnes en Andalousie. On l’appelle alors « Rîbat El Fath » le camp de la victoire. Cependant, cette forteresse est également une résidence princière, et vers la fin du XIIème siècle, c’est une ville qui s’est peu à peu implantée à l’intérieur des deux longues murailles. Le grand sultan Yacoub el Mansour rêve même de faire du Camp de la victoire une Capitale grandiose. Les chroniques de l’époque parlent alors de la naissance d’une cité fabuleuse dont il ne nous reste que l’imposante Tour Hassan qui devait servir de minaret à l’une des plus vastes mosquées du monde musulman…

En 1253, les Mérinides s’emparent définitivement du « Rîbat », le délaissent au profit de Fès, leur fief, et avec le temps l’endroit n’est bientôt plus qu’une petite bourgade tranquille et oubliée. Il faudra attendre l’arrivée des réfugiés de la Péninsule Ibérique pour lui donner une nouvelle vie.

Le Repaire des Corsaires

C’est vers 1610 que les Hornacheros, musulmans expulsés d’Espagne, vinrent s’installer dans l’ancienne forteresse almohade. Ils appellaient bientôt auprès d’eux d’autres Andalous qui s’établirent dans ce qu’ils nomment Salé le Neuf (l’actuelle médina de Rabat) par opposition à Salé le Vieux (sur la rive droite du Bou Regreg). Entre temps, d’autres individus sont venus grossir le flot de ces immigrants… Il s’agit de pirates, de chrétiens rénègats, de forbans de toutes nationalités. Perpétuellement en luttes intestines, tous ces gens parviennent tout de même à s’entendre sur une activité commune : la piraterie. Mieux : ils instituent en 1627 la « République Indépendante du Bou Regreg ». Et des Canaries aux côtes d’Islande commence alors l’ère des fameu « corsaires de Salé » redoutés de toutes les marines marchandes d’Europe.

La cité Alaouite

Ce sont les Souverains de la dynastie Alaouite qui mettront un terme à la vie turbulente des Salétins. En 1666, le premier de ces Sultans, Moulay er Rachid, s’empare de l’estuaire du Bou Regreg et, après lui, Moulay Ismael impose son autorité aux deux villes corsaires, administrées dès lors comme les autres cités du Royaume.

Au XIXème siècle, Rabat devient une ville impériale et en 1912 le protectorat français décide d’en faire la Capitale administrative du pays. Ce choix donnera un caractère définitif à la blanche ville côtière… Rabat depuis, s’est développé sous le signe du Maroc moderne.

Visite à travers la ville

Rabat est une capitale au charme provincial avec autour de la vieille cité, de larges boulevards, des arbres, beaucoup d’air, d’espace, de lumière, de fleurs. Une ville jardin! Le plus fabuleux restant le Jardin d’Essai avec ses belles collections de plantes exotiques et ses plantation d’orangers et de palmiers. Distinguée, élégante, Rabat est une ville blanche, rayée de vestiges ocres, une capitale administrative moderne, avec ses quartiers neufs, résidentiels, et les bâtiments solennels des ministères et des ambassades.

Ville nette, propre, harmonieuse, Rabat c’est aussi sa médina par laquelle entrera après avoir passé le long de l’avenue Hassan II la Muraille des Andalous et le marché couvert. Tout de suite ce sera la rue Souika, très animée, commerçante puis la ruelle couverte de treillages de roseaux du Souk es- Sebat avec ses marchands de babouches et ses maroquiniers, avant d’arriver au souk au charbon de bois qui marque le carrefour de la rue des Consuls où l’on trouvera toutes les merveilles de l’artisanat local. Quant aux chefs-d’oeuvre de l’artisanat marocain, c’est au Musée National de l’Artisanat qu’il faut les voir (6 tarik Al Marsa).

Mais sortons de la médina où, au bout de la rue des Consuls, on découvre sur le fond vert glauque de l’Océan une étrave de forts rochers. C’est là, qu’enceinte de hauts remparts crénelés flanqués de bastions, se dresse la célèbre Kasbah des Oudaïas. Pour la traverser de part en part, empruntez la rue Jemaa à l’ombre parfumée des maisons enchevetrées aux belles portes cloutées. Au passage, on remarquera la plus vieille mosquée de Rabat (1150) et on aboutira finalement sur la Plateforme du Sémaphore. De là, vue panoramique… Sur cette plateforme également, on peut visiter un intéressant atelier de tissage des fameux tapis de Rabat. En revenant Sur vos pas, toujours dans les Oudaïas, descendez la volée de marches de la rue Lâlami. Vous voilà sur une autre plateforme, plus petite: la Tour des Pirates… A vos pieds, les vagues qui viennent s’écraser au bas de la falaise, dans la tête, le souvenir des aventures mouvementées d’une époque révolue. Et pour mieux rêver à ce passé romanesque, pour vous reposer aussi, asseyez-vous devant le thé et la menthe du plus original des cafés maures du Maroc, tapi dans ce pittoresque quartier, et d’où vous contemplerez de l’autre côté du fleuve, la dense et symétrique Salé, voilée certains jours de brume marine comme une belle lascive et mystérieuse.

Autre havre de paix et de beauté en ce lieu historique, le Jardin des Oudaïas, créé dans le style andalou, au siècle dernier, avec ses terrasses étagées à la flore rayonnante, ses cours d’eau et sa noria traditionnelle. Et ne partez pas de là enfin, sans voir le Musée des Arts Marocains.

Sortons maintenant de cette Kasbah enchanteresse par son impressionnante porte, pour en admirer d’autres, de portes, s’échelonnant sur les cinq kilomètres de la vieille enceinte almohade. Elles ont pour nom : Bab el Alou, Bab el Had, BabZaër, Bab er Rouah «La porte des Vents».. Le mieux est de commencer par cette dernière, la plus intéressante, après avoir pris l’avenue Mohammed V, l’une des plus belles artères de la ville, avec ses boutiques de luxe, ses arcades, ses terrasses de cafés et ses allées fleuries.

Une autre porte encore à franchir, en suivant l’avenue Moulay Hassan, et l’on accède sur une vaste esplanade où s’élève le Palais du Roi. On peut circuler, sous la conduite d’un guide, dans des cours et patios autour desquels s’ouvrent les bureaux des ministres et des hauts dignitaires.

Le Méchouar :

On appelle méchouar toute la surface comprise dans l’enceinte du Palais Royal (ouvert de 8 h30 à 18 h sans interruption).

Les touristes non-musulmans ne visitent pas le palais proprement dit, mais, ils ont accès aux jardins qui le précèdent. Au fond à droite, vous verrez de vastes esplanades agrémentées de bassins et de vieux canons. Elles sont destinées à contenir les foules qui assistent aux grandes cérémonies religieuses présidées par S.M. le Roi, Commandeur des croyants.

On peut stationner devant le palais, le longer pour en admirer les portes majestueuses et abondamment décorées. Remarquez aussi le pittoresque uniforme rouge des gardes. A ne pas manquer: la prière solennelle présidée par S.M le Roi. En sortant du Musée, revenir vers la grande mosquée et emprunter la rue Yacoub El Mansour prolongée par l’avenue Jean-Mermoz. Franchir les remparts. A 500 mètres sur la gauche, se détache une cité close, isolée sur le bord d’un vallon. C’est la nécropole de Chellah.

Le BabChella:

Sur l’emplacement de la Sala Colonia romaine (fouilles en cours) s’établit un camp fortifié, abandonné peut-être au profit de Salé au cours du Xllème siècle.

Le Sultan Abou Saïd l’entoura d’une enceinte dont la porte monumentale, flanquée de deux tourelles, est caractéristique du style de l’époque qui a perdu la pureté de l’art almohade. Mais ce terrain fut aussi l’emplacement sur lequel les Romains édifièrent la ville de Sala, qui commandait l’estuaire du Bou Regreg; escale que les Phéniciens avaient déjà explorée.

Les fouilles commencées en 1958 sont intensifiées depuis 1966. Elles ont permis de mettre au jour, à l’intérieur de l’enceinte, de très importantes substructures de la ville antique et, à l’extérieur, plus de trois cent cinquante tombes néopuniques et romaines.

Indépendamment de ces considérations savantes, l’enclos du Chellah s’offre au promeneur comme un jardin enchanté. Les arbres fruitiers et les fleurs y croissent librement. Des oliviers séculaires étendent leur ombre précaire sur des koubbas au crépi rongé d’humidité.

Une source sacrée précède l’humble entrée d’une mosquée oubliée que signale le drapeau vert du Prophète, des enfants nourrissent de débris d’œufs durs les innombrables anguilles qui y sommeillent.

Un haut mur de pierres sculptées disparaît sous la végétation; c’était le tombeau d’Abou El Hassan, mort en 1348. De partout, on aperçoit le vieux minaret aux faïences décolorées et aux briques recuites par six siècles de soleil, vigie silencieuse sur ce jardin des morts.

Chellah passe pour être peuplé de génies qui obéissent au «Sultan Noir», que l’on confond parfois avec Abou el Hassan. Ils gardent les trésors qui reposent sous terre mais que l’on ne découvrira jamais. Les femmes rêvèrent particulièrement ces esprits et honorent la tombe de l’épouse d’Abou Youssef qui passe pour être «LallaChellah», protectrice du sanctuaire.

La porte du Chellah est richement ornementée, agrémentée d’une inscription coufique; commencée par Abou Saïd (1320-1331) elle fut achevée par son fils Abou el Hassan en 1339. Voici la traduction de l’inscription de cette porte :

 «Je cherche un refuge auprès d’Allah contre Satan le lapidé ! Au nom d’Allah, le clément, le miséricordieux, qu’Allah inspire des prières pour notre seigneur Mohammed et sa famille, et qu’il leur accorde le salut ! La construction des remparts de ce ribat béni a été ordonnée par notre maître le sultan, l’émir des Musulmans, le sanctifié, l’objet de la miséricorde divine, Abou Youssef, fils de Abd el Haqq qu’Allah éternise leur empire! Cette construction fut terminée à la fin de DoulHidja de l’an 730 (1339)»

Pour accéder au Chellah, de BabZaër, un petit chemin conduit à l’enceinte rougeâtre du Chellah qu’on aperçoit à 300 mètres environ. En contrebas, à droite, est situé le cimetière de Sidi Bou Mnia où s’élèvent les mausolées de Sidi Bou Mnia et Sidi Ben Chkaoui

Le Musée des Antiquités

Dans une petite rue tranquille non loin du Palais Royal, s’élève un charmant bâtiment entouré de fleurs et de verdure, construit en 1930 sur le modèle d’une maison romaine. C’est le Musée des Antiquités où se trouve réuni un choix de témoignages de la présence humaine sur la terre marocaine.

II était évident pour les archéologues, qu’un pays situé, comme l’est le Maroc, au carrefour de deux grands courant millénaire de civilisation le courant est-ouest qui par la Méditerranée, le relie au monde oriental, et le courant nord-sud qui par le détroit de Gibraltar, fait communiquer l’Europe avec l’Afrique Noire avait été habité depuis des temps immémoriaux. Et les recherches entreprises au XIXè siècle, poursuivies au XXe par des fouilles systématiques, leur ont donné raison en mettant au jour des traces de toutes les civilisations, qui se sont succédées sur notre globe. Ce sont des témoignages qu’expose, à ceux qu’intéressent la préhistoire et l’archéologie, le Musée des Antiquités.

(2, Rue Al Brihi)

En Librairie: «Le Musée des Antiquités à Rabat» par Marion Senones.  Il se compose principalement d’une immense salle qu’une large galerie entoure à mi-hauteur. Les premières vitrines, sur la droite, nous font connaître, par des exemples, des différentes techniques de taille employées par nos ancêtres de l’âge de pierre pour la confection de leurs armes et de leurs outils depuis les galets à peine dégrossis jusqu’aux délicates pointes de flèches en silex de l’ère néolithique d’une précision impeccable.

 A la suite sont exposées les pièces les plus caractéristiques trouvées dans les sites préhistoriques marocains: Sidi Abderrahman, Ain Fritissia, El Khenzira, Dar es Soltan et les stations de l’oued Beht.

Les vitrines suivantes sont consacrées à l’Histoire. Une grande carte du monde méditerranéen, parcourue d’un réseau de fils de diverses couleurs, indique les routes maritimes que suivirent successivement les négociants orientaux-Phéniciens, Phocéens, Cypriotes, Rhodiens, Egéens, Carthaginois, Puniques, Crétois- pour venir échanger les produits de leurs pays contre ceux du Maroc. Elle indique aussi l’emplacement des comptoirs commerciaux que Phéniciens et Carthaginois avaient établis sur ses côtes, méditerranéenne et atlantique.

De nombreux tessons de poterie trouvés dans l’îlot d’Essaouira montrent l’influence indiscutable de la céramique orientale sur celle qui, de nos jours encore, est en usage au Maroc. Au début de l’ère chrétienne, les Romains occupèrent le nord du pays. Une première vitrine présente des témoignages de la conquête militaire: armes, décorations, diplômes gravés sur métal. D’autres statuettes de bronze des dieux vénérés dans les foyers, documents relatifs aux sépultures et au culte des morts. De rares objets évoquent aussi les croyances des Juifs et Chrétiens.

Dans la galerie qui domine la salle sont groupés des documents relatifs aux cités antiques mises au jour par le Service des Antiquités installé, depuis 1930, dans les dépendances du Musée: Volubilis, Banasa, Lixus, Thamusida, Sala, etc… Des photographies aériennes, des plans, des documents archéologiques nous révèlent l’étendue et l’intérêt de ces cités.

Naturellement, les ruines romaines, moins anciennes, mieux construites et avec des matériaux plus robustes, sont les plus nombreuses. Mais, sous leur sol, on découvre, presque toujours, les restes de monuments dus à des civilisations plus anciennes prouvant une fois plus que certaines conditions géographiques attirent immanquablement les agglomérations humaines.

On a réussi, en se guidant sur ces ruines, à modeler une maquette en relief de la Maison de Vénus, à Volubilis, ce qui permet de mieux connaître le cadre de la vie des riches habitants du pays à l’époque romaine, et de faire des comparaisons intéressantes entre la demeure antique et la maison marocaine contemporaine.

Les objets nécessaires à la vie courante au temps des Romains, la reconstitution d’un lit de repos, les ustensiles de cuisine, ceux utilisés dans les hammams, les outils des artisans, des ouvriers, des médecins, sont également présentés au public. Dans une vitrine géminée incrustée dans le mur sont exposés, sur un fond de velours, de précieux bijoux d’or de diverses provenances et époques, ainsi que des camées très finement gravés et des intailles que des agrandissements photographiques permettent d’étudier minutieusement.

Mais le «Trésor» du Musée est, sans doute, cette vaste salle ovale, construite en 1952, où sont rassemblés les plus beaux bronzes romains et hellénistiques découverts à Volubilis: les bustes si vivants de Juba II et de Caton d’Utique, le chien aboyant, l’éphèbe couronné et l’éphèbe verseur, le vieux pêcheur alexandrin, si réaliste, le cavalier et son cheval, et un grand nombre de petites statuettes de bronze – des dieux pour la plupart- d’un très beau style.

 La grande salle de l’entrée est encadrée, à droite, par un joli patio entouré d’une élégante colonnade au centre de laquelle jaillit un jet d’eau; à gauche, par un jardin fleuri où sont exposées quelques statues de marbre, des stèles funéraires, des socles portant des inscriptions romaines ou puniques et, des chapitaux de colonnes, des pierres gravées préhistoriques et, dans les pelouses, s’épanouit toute une collection d’amphores de terre cuite dont on peut encore retrouver les formes dans les œuvres des potiers contemporains du Maghreb.

Une importante bibliothèque, spécialisée dans les questions d’histoire et de préhistoire, est mise à la disposition du public.

 Ainsi, le musée des antiquités de Rabat constitue une base de documentation de tout premier ordre pour l’étude du monde méditerranéen, car il nous éclaire sur les influences réciproques qu’eurent entres elles, depuis les temps les plus reculés, les diverses civilisations qui ont précédé l’ère chrétienne.

La Tour Hassan

Ses quatre faces offrent chacune un décor différent et sa hauteur tronquée la fait paraître plus colossale encore. C’est de là-haut peut être que vous direz adieu à Rabat.

Mais comment quitter cette ville sans visiter le dernier né de ses monuments. Le Mausolée Mohammed V qui se dresse justement dans le cadre grandiose de la mosquée Hassan et immortalise la mémoire du roi Mohammed V, père de l’actuel monarque. C’est une construction conçue dans le plus pur style traditionnel arabomusulman. A côté du tombeau, un musée-bibliothèque où sont rassemblés les souvenirs du Roi défunt.

Le Mausolée Mohammed V

Le mausolée est surmonté d’une coupole et comprend à droite le musée agrémenté d’une galerie. lls encadrent une mosquée dont le minaret est la Tour Hassan elle même. Une première question vient à l’esprit: pourquoi l’a-t-on placé à cet endroit? Le lieu avait tout d’abord une grande signification historique et la tour solitaire manquait d’un environnement digne d’elle. C’est là, qu’à sa mort, son fils et successeur S.M. Hassan ll plaça le corps de S.M. Mohammed V pour que le peuple pût lui rendre un dernier hommage.

L’emplacement s’imposait donc; mais alors, il devenait nécessaire pour l’architecte, Monsieur Vo Toan, lauréat de l’Institut de France, d’élaborer un plan en accord avec le style de la Tour, ce qui éliminait tout projet d’architecture d’avant-garde. Tout en adoptant le plan harmonieux et original décrit plus haut, l’architecte décida d’utiliser toutes les ressources de l’art hispanomauresque, en faisant appel pour la décoration aux 400 meilleurs maalimines et artisans du Maroc, qui, de 1962 à 1971 y donnèrent le meilleur d’eux-mêmes. Le résultat est admirable d’équilibre et de raffinement comme vous pouvez le constater en visitant d’abord le mausolée.

Le Mausolée (visite de 8h30 à 12h et de 14h30 à 18h.) est un édifice rectangulaire très sobre, entouré d’une galerie portée par des arcades. Comme dans tout monument musulman, la richesse de la décoration s’est concentrée à l’intérieur. Après avoir gravi les marches d’un escalier majestueux, vous entrez par une porte aux lourds battants de bronze et accédez à une galerie qui permet aux visiteurs d’avoir une vue plongeante sur le tombeau dont l’approche est réservée aux seuls membres de la Famille royale et aux dignitaires. La pierre tombale, taillée dans un bloc d’onyx blanc, provenant du Pakistan et sculptée d’après un modèle original du mâalem Abdelkrim, de Fès, repose au milieu d’une superbe nappe de marbre. Dans un coin, un lecteur récite inlassablement le Coran, ajoutant encore une note de solennité.

Sur les murs, l’étagement des éléments décoratifs respecte l’ordre traditionnel : d’abord des Zellijs aux motifs floraux, puis une bande de stuc dessinant des arcatures au relief souligné par des dorures, enfin, le regard est longtemps retenu par la magnifique coupole sur pendentifs réalisée en bois d’acajou sculpté et recouvert de feuilles d’or. Les nervures se croisent et s’élancent vers la clé, séparées par des bandes de vitraux éclairés par la lumière naturelle qui provient  des fenêtres percées dans la coupole extérieure en tuiles vernissées.

Après le Mausolée, on longe la façade extérieure de la mosquée, sobrement agrémentée d’arcatures aveugles, de fontaines et percée de trois portes par lesquelles le non-musulman peut jeter un coup d’œil sur l’intérieur. Quant au Musée. Il dispose, de salles d’exposition autour d’un patio orné au centre, d’un bassin revêtu de Zellijs. Il offre au public, des documents sur l’histoire du Maroc et en particulier sur le règne de Mohammed V. Il est dominé par un portique couvert d’un plafond en bois sculpté soutenu par de très fines colonnes qui lui confèrent élégance et légèreté, des escaliers monumentaux, répliques de ceux du Mausolée permettent d’y accéder et des fontaines apportent fraîcheur et gaieté.

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